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2005 : La France se prononce par référendum sur la constitution européenne.
Comme le Front National, le Mouvement Pour la France, le Parti Communiste, les Fabiusiens et l'Extrême Gauche, elle choisit le NON, à 54,67% (et c'est très bien).
Seulement voilà, si ce texte n’avait pas été soumis au vote du peuple souverain mais à celui de l’Assemblée Nationale, censée le représenter, cette Assemblée (où FN et Extrême Gauche ne sont pas représentés malgré des millions d’électeurs) aurait voté à plus de 80% en faveur de ce texte.
Quel décalage entre le peuple et sa représentation nationale !
Bref rappel historique :
C’est le Président MITTERRAND qui, sentant le climat électoral défavorable à la Gauche, a pris la décision d’instaurer en 1985 le mode de scrutin proportionnel départemental aux élections législatives pour limiter la casse aux élections de l’année suivante. C’est précisément ce qui se produisit : la Droite obtint certes la majorité en 1986 mais une courte majorité.
Nommé Premier Ministre, Jacques CHIRAC décide aussitôt de modifier le mode de scrutin et de rétablir un mode uninominal majoritaire de circonscription. Le Parlement de Droite autorise alors le Gouvernement CHIRAC à découper de nouvelles circonscriptions par ordonnance. Le Président MITTERRAND refusant de signer celle-ci, le découpage préparé par Charles PASQUA, Ministre de l’Intérieur, est adopté sans vote, Jacques CHIRAC engageant sa responsabilité devant l’Assemblée sur cette question. (Quel courage politique ! – sic –)
Le faux problème
On nous dit : « Mais si nous revenons au scrutin proportionnel, la France sera ingouvernable, quelle horreur, ce sera un retour vers la IVe République et ses instabilités gouvernementales ! ».
C’est faux !
Admettons qu’avec ce scrutin aucune majorité nette ne se dégage :
A une époque où les Français ne se sentent (à raison) pas écoutés par la classe politique en place (de Droite comme de Gauche), le pays gagnerait à avoir un Gouvernement patriote d’unité nationale et d’intérêt national, faisant fi de clivages politiques auxquels seuls les Français qui ont les moyens financiers de s’intéresser s’intéressent encore aujourd’hui.
Un gouvernement obligé de composer avec plusieurs tendances et travaillant pour une fois dans l’intérêt de la France, fonctionnant au besoin, comme le propose si bien Jean-Marie LE PEN, par référendum pour arbitrer et débloquer les situations.
On l’a vu : Le peuple Français est divers. Pourquoi l’Assemblée devrait-elle masquer cette diversité ? Qui a intérêt à masquer cette diversité… sinon les gens qui se contrefoutent du peuple Français et ne pensent qu’à leur poste, leur place de sinistre Ministre ou de député laquais ?
Et si la proportionnelle bloquait quoi que ce soit, pourquoi de grands pays européens comme, par exemple, les Pays-Bas, la Suède, le Danemark ou le Portugal continueraient-ils encore aujourd’hui de fonctionner avec ce mode de scrutin ? (Le Portugal ayant même été jusqu’à intégrer ce principe de proportionnelle dans sa Constitution).
Pourquoi ce mode de scrutin n’est-il pas en place en France ?
Parce que depuis 20 ans, les hommes et les femmes politiques qui se sont succédés à la tête des Gouvernements, et leurs majorités, ont manqué de courage et de volonté.
Qu’ils soient de Droite (CHIRAC, BALLADUR, JUPPÉ, RAFFARIN, VILLEPIN) ou de Gauche (ROCARD, CRESSON, BEREGOVOY, équipe PS/PC/Verts de JOSPIN), ils ont TOUS refusé cette réforme pour épargner « les copains et les coquins ».
Encore aujourd’hui, seuls le PS et l’UMP refusent de mettre en place la proportionnelle intégrale s’ils sont élus.
Au mieux, on parle de « dose » de proportionnelle…
Car, tout de même, sont-ils forcés d’admettre qu’il y a un décalage, quelque chose qui ne va pas !
Mais, Messieurs dames, pardon, nous n’avons pas besoin d’une « dose » de démocratie en France : nous avons besoin de démocratie tout court !
A trop vouloir nous bâillonner, il finira par vous en cuire et ce jour-là, ce n’est pas une dosette mais une piquette que le peuple vous mettra si vous ne l’écoutez pas !
Elu, Jean-Marie LE PEN mettra en place la proportionnelle à toutes les élections pour rendre la parole au peuple.
Elu, je me battrai à ses côtés pour que chacun (qu’il soit LO, LCR, MNR, MPF, CPNT, FN ou même PS/PC/Verts et UDF/UMP) soit représenté.
Parce que la France ne se résume pas à 4 ou 5 partis.
Parce que tous les Français méritent d’avoir leurs députés.
Parce que c’est ça la France que j’aime, celle en laquelle je crois : une France de la diversité !
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